Les charges locatives en meublé

Mis à jour le 6 octobre 2026 · 5 min de lecture

Les charges récupérables sont fixées par décret : un propriétaire ne peut refacturer que ce qui figure sur cette liste, et rien d'autre. Reste à choisir la formule, forfait fixe ou provisions régularisées chaque année. En bail mobilité, la question est tranchée : c'est le forfait.

Ce qui est récupérable

La liste est fermée. Elle figure au décret du 26 août 1987 et ne se négocie pas : une clause du bail qui ajouterait d'autres postes serait réputée non écrite.

  • L'eau froide, l'eau chaude et le chauffage collectif
  • L'électricité des parties communes
  • L'entretien des parties communes : ménage, produits, petites réparations
  • L'ascenseur : électricité, entretien courant, menues réparations
  • L'entretien des espaces verts
  • La taxe d'enlèvement des ordures ménagères
  • Une part de la rémunération du gardien, selon les tâches qu'il assure

Ce qui ne l'est pas

  • La taxe foncière (hors taxe d'ordures ménagères)
  • Les honoraires du syndic
  • Les gros travaux : ravalement, toiture, remplacement d'un ascenseur, mise aux normes
  • L'assurance propriétaire non occupant
  • Les frais de procédure et de contentieux de la copropriété

Le partage tient à une logique simple : le locataire paie l'usage, le propriétaire paie le bien.

Forfait ou provisions : comment choisir

ForfaitProvisions
MontantFixe, inscrit au bailEstimé, ajusté chaque année
Régularisation annuelleAucuneObligatoire
Justificatifs à fournirAucunTenus à disposition 6 mois
Risque pour le propriétaireIl absorbe les haussesAucun : il récupère le réel
Risque pour le locatairePayer plus que le réelRégularisation imprévue en fin d'année
Bail mobilitéObligatoireImpossible
Bail meublé classiquePossiblePossible

Sur une durée de quelques mois, le forfait est de loin le plus sain : personne n'a envie de recevoir une régularisation de charges six mois après avoir rendu les clés, et le propriétaire n'a pas de comptes à produire.

Le forfait doit rester réaliste

La loi exige qu'il ne soit pas « manifestement disproportionné » par rapport aux charges réellement supportées. Un forfait gonflé pour majorer discrètement le loyer est contestable, et le trop-perçu peut être réclamé.

Comment fixer un forfait juste

  • Partez du dernier appel de charges de la copropriété, et ne gardez que les postes récupérables.
  • Divisez par douze, puis par le nombre de lots si le décompte est global.
  • Ajoutez ce que vous payez directement pour le locataire : abonnement internet, électricité si le compteur reste à votre nom.
  • Arrondissez vers le haut de quelques euros, pas de cinquante.

En meublé de moyenne durée, l'électricité et internet restent souvent au nom du propriétaire : c'est plus simple pour un séjour de quatre mois, et ça se répercute dans le forfait. Dites-le clairement dans l'annonce, un loyer « charges comprises, internet inclus » se compare mal avec un loyer nu, et c'est un argument.

Questions fréquentes

Les charges sont-elles au forfait en bail mobilité ?

Oui, obligatoirement. Le forfait est versé avec le loyer, sans régularisation annuelle ni justificatif à produire.

La taxe foncière peut-elle être refacturée au locataire ?

Non, sauf la part correspondant à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, qui est récupérable.

Combien de temps le propriétaire doit-il tenir les justificatifs à disposition ?

Six mois à compter de l'envoi du décompte annuel, lorsque les charges sont versées sous forme de provisions.

Le propriétaire peut-il augmenter le forfait en cours de bail ?

Il ne peut être révisé que dans les mêmes conditions et à la même date que le loyer, si le bail prévoit une clause de révision.

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Textes de référence

Chiffres et règles vérifiés le 6 octobre 2026. Lamaisonette met des outils à disposition et ne délivre pas de conseil juridique : pour une situation particulière, adressez-vous à une ADIL, à un avocat ou à un notaire.